31/03/2007

Un peu d'histoire


Les années1950


356 (1951)

Au début de 1950, en même temps que la reprise de l'activité du garage de Feuerbach. eurent lieu les premières participations des voitures Porsche aux compétitions , et les premiers succès marquèrent les premières épreuves. Le prince de Furstenberg, en équipe avec Berkheim, remporta au cours de cette même année, la première place de la catégorie 1100 au Rallye du Soleil de Minuit ; la comtesse suédoise Koskull gagna la Coupe des Dames au cours de la même épreuve ; le pilote Mathé enleva le Rallye international des Alpes autrichiennes, dans la catégorie 1100.

L'année 1951 débuta par un triste événement : le 30 janvier Ferdinand Porsche décédait à Stuttgart à l'âge de 75 ans. La mort du vieil ingénieur souleva dans toute l'Allemagne une vive émotion mais n'eut pas de répercussion négative sur la marche de l'entreprise, étant donné que son fils Ferry avait su recueillir parfaitement l'héritage technique paternel, et que, depuis les débuts de l'entreprise, il en avait assumé officiellement la direction. Deux 356 au 1er Trophée Supercortemaggiore en 1952

Au cours de cette même année, à la 1100, ayant déjà fait ses preuves, vint s'ajouter la nouvelle Porsche 1300, identique à la précédente sauf en ce qui concernait la cylindrée qui était passée de 1086 à 1286 cm3. L'augmentation avait été réalisée en portant simplement l'alésage de 73,5 à 80 mm cependant que la course était toujours de 64 mm. La puissance et la vitesse étaient également accrues et étaient passées de 40 à 45 cv et de 140 a 145 km/h.


356 (1952)

En 1951, Porsche prit part officiellement pour la première fois aux vingt-Quatre Heures du Mans : deux voitures furent inscrites mais une seulement fut en mesure de prendre le départ. Pilotée par les Français Veuillet et Mouche, elle remporta la catégorie 1100 cm3. C'est encore en 1951 qu'on fêta la fabrication de la millième Porsche.

Il faut rappeler qu'à dater de cette époque, Porsche fut obligé d'adopter des procédés de fabrication qui apparaissent aujourd'hui comme étant d'avant-garde, tel le montage dit " à ilots", mis en oeuvre au cours des années soixante-dix comme alternative du système épuisant de la chaîne de montage.

Ainsi que le raconte Richard Von Frankenberg dans son livre sur Porsche, un ouvrier, à lui seul, montait entièrement un moteur en vingt-cinq heures environ de travail et apposait ses propres initiales sur le carter. Le même ouvrier était appelé par la suite à effectuer la réparation du moteur en cas de panne. Il y a lieu de faire une autre remarque au sujet de ces premières Porsche : leur ligne, créée au printemps 1948, resta pratiquement inchangée pendant plus de 17 ans, jusqu'en 1965, année au cours de laquelle la 356 cessa d'être fabriquée pour faire place à la 911 et à la 912. La longévité de la ligne qui avait caractérisé le prototype fabriqué dans la vieille usine de Gmünd était due surtout à son originalité qui, ajoutée à l'aspect sans conteste agréable de l'ensemble, illustrait de façon nouvelle et tout à fait personnelle l'idée de l'automobile sportive.


356 (1955)

Mais l'originalité de cette voiture n'était pas constituée uniquement par son esthétique : elle concernait également la partie mécanique: le moteur à l'arrière, à cylindres opposés, refroidis par air, constituait une différence essentielle entre la 356 et toutes les autres voitures sportives fabriquées à l'époque.

En ce qui concerne la production de la première période des années cinquante, il y a lieu de rappeler qu'en 1952 aux modèles 1100 et 1300 vinrent s'ajouter la 1500 (55 cv, 160 km/h) et la 1500 Super (70 cv, 175 km/h).

Tous ces modèles furent équipés presque en même temps des nouveaux freins à tambour et de boites de vitesses synchronisées. Cette innovation, mise au point par l'ingénieur Léopold Schmid, avait été expérimentée avec succès sur la Cisitalia de formule 1. Il s'agissait d'un nouveau système de synchronisation appelé "à douilles", breveté et adopté par la suite par de nombreux constructeurs.


718 (1955)

A la fin de cette même année 1952, les troupes américaines libérèrent enfin le garage Porsche de Stuttgart. Mais les temps avaient changé, l'entreprise avait développé de façon importante son activité et les locaux de Stuttgart ne pouvaient plus abriter convenablement, à cause de leurs dimensions et de leur disposition, la fabrication des voitures Porsche. C'est pourquoi on décida de construire une nouvelle usine à Stuttgart- Zuffenhausen, non loin de l'ancienne usine.

Toujours en 1952 Ferry Porsche, étant donné les succès flatteurs remportés dans les compétitions par les voitures de sa marque (une 1500 avec carrosserie en aluminium, pilotée par l'équipe Lurani-Berckheim, remporta cette année-là les Mille Miglia dans sa catégorie), décida de créer au sein de son entreprise un département spécial courses et de mettre au point de nouveaux moteurs et de nouvelles voitures, toujours plus compétitives.

Au cours de l'hiver 1952, le jeune ingénieur Ernst Fuhrmann ébaucha les premiers projets d'un moteur 4 cylindres boxer à distribution à deux arbres en tête. Le propulseur fut mis au point au cours du printemps de l'année suivante et fut monté sur une voiture à deux places avec carrosserie découverte, appelée RS Spider (cette appellation a été toujours employée par Porsche pour désigner les voitures découvertes destinées aux compétitions, alors que les autos de série du même type furent appelées" cabriolet".) Le modèle spider à double arbre connut une longue période de gestation avant de pouvoir faire la preuve de toutes ses possibilités. Le systéme de distribution à deux arbres à cames en tête (4 arbres au total), actionnés par des engrenages créa de nombreux problèmes de mise au point, dont la solution nécessita environ une année de travail.


550 a (1955)

Les premières démonstrations de la voiture, en 1953, ne furent pas tout à fait satisfaisantes, mais en 1914, le spider commença à remporter une série ininterrompue de succès qui en firent la voiture absolument imbattable de sa catégorie. Son moteur de 1498 cm3 (85 x 66 mm), qui développait à ses débuts 110 cv a 7 800 tr mn fut porté dans la version de 1959, à 148 cv à 8000 tr:mn. La vitesse maximale était de l'ordre de 250 km/h.

Les années1960

356 (1960)

Les Carrera, surtout celles carrossées spécialement par Carlo Abarth, atteignirent souvent des vitesses dépassant 240 km/h.

Dans la série des Spider, il faut également rappeler l'ultra légère 909 de 1968, équipée du moteur 8 cylindres de 2l (275 cv) construite pour prendre part au championnat d'Europe de la Montagne, ainsi que la 908/3 de 1970, préparée pour répondre aux exigences du tracé accidenté de la Targa Florio. Grâce à ces deux modèles la firme Porsche atteignit une fois de plus. son objectif : la victoire.

On ne saurait clore cette période de l'histoire de Porsche sans rappeler la puissante 917 de 1969 qui, pendant trois années consécutives, enleva le Championnat mondial des marques. Il s'agissait d'une voiture exceptionnelle, dotée d'un moteur 12 cylindres boxer refroidi par air, réalisé en un premier temps avec une cylindrée de 4.5l (520 cv) et portée par la suite à 5l (620 cv). Pour donner une idée de la vitesse que pouvait atteindre la 917, il suffira de rappeler qu'un exemplaire de cette voiture, avec carrosserie spéciale, atteignit sur la ligne droite de Hunaudiéres, au Mans, 385 km/h. Lorsque la réglementation internationale interdit la participation aux compétitions des voitures de 5 litres, les Porsche 917 furent dirigées sur les Etats-Unis pour prendre part aux épreuves de la Can-Am. Équipés d'un moteur d'une cylindrée portée à 5,4 1 et avec l'adjonction d'un turbocompresseur alimenté par les gaz d'échappement, les propulseurs allemands atteignirent la puissance monstrueuse de 1 100 cv.


718 (1960)

Dans ce type de compétitions qui étaient restées pendant de longues années l'apanage des gros moteurs V 8 des États-Unis, les voitures de Stuttgart remportèrent d'écrasantes victoires. Ainsi, à partir du jour où la firme Porsche décida de prendre part officiellement aux compétitions, tous les modèles créés dans ce but, furent toujours vainqueurs.

Ce n'est que dans le domaine des monoplaces que Porsche échoua : bien qu'ayant remporté de nombreux succès en formule 2, il tenta en vain d'obtenir le succès en formule 1. Il est évident que même dans ce cas on ne peut pas parler d'échec étant donné que la 8-cylindres de formule 1 de 1500 cm" remporta un Grand Prix comptant pour le titre mondial (en 1962, en France, avec Dan Gurney) ainsi que plusieurs victoires dans des épreuves ne comptant pas pour le titre ; mais la 8-cylindres malgré ses performances ne permit pas à Gurney de remporter le titre mondial.

Les années 1970

917 (1970)

La 914 sort en 1969 dotée d'un moteur central de 1 795 cma quatre-cylindres ou d'un 1991 cm3 six-cylindres.

Elle est suivie de la 911 SC à moteur arrière, de la Turbo 911 et de la 928 à moteur avant V8 de 1977 qui atteint dans sa version la plus récente 350 ch.

La 924 de 1975 est un coupé 2 litres à moteur Audi placé a l'avant. Elle donne la 944 de 1981, une quatre-cylindres de 2,5 litres, mais de motorisation Porsche.

Les années1980

928 (1980)

La 959, un modèle à très hautes performances, est produite en un minimum de deux cents exemplaires pour accéder au groupe B.

Les années1990

968 (1991)

La gamme de 1994 comprend encore la 968 dont la version Turbo S développe 305 ch et la 911 Carrera qui signe un joli cabriolet.



21:27 Écrit par Fan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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