31/03/2007

Le créateur

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Son enfance

Ferdinand Porsche est né le 3 septembre 1875 à Moffersdorf, un village de Bohème faisant alors partie de l'Empire Austro-Hongrois. Enfant précoce, il se passionne très tôt pour la technique et s'intéresse notamment aux travaux sur l'électricité (encore balbutiante à cette époque) effectués par Thomas Edison. Son père, Anton, un ferblantier, voit d'un mauvais œil les goûts de son fils et souhaite que ce dernier reprenne l'affaire familiale. Toutefois, en rentrant du travail un soir, Anton a la surprise de découvrir sa maison illuminée, Ferdinand ayant construit un générateur électrique dans la cave de la maison de ses parents. Fasciné par le talent de son fils, Anton décide alors de le laisser tenter sa chance à Vienne.

Ses études à Vienne

Ayant terminé ses études à l'école professionnelle de Liberec, Ferdinand Porsche s'installe donc à Vienne et désire s'inscrire à l'université. Cependant, il ne peut financer son inscription et suit donc clandestinement des cours à l'établissement d'enseignement technique supérieur de Vienne. Finalement, c'est en autodidacte que Ferdinand acquiert la plupart de ses connaissances en mécanique.

S'intéressant à l'automobile, il est embauché par la manufacture impériale de carosses (Hofwagenfabrik) de Jacob Lohner, un fabricant qui ouvre en 1898 une section de production de moteurs électriques. Représentant cette entreprise lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1900, il remporte un prix grâce à une voiture à traction électrique de sa conception qui roule à 40 km/h. Cette voiture, la Lohner-Porsche, participera à plusieurs rallyes et remportera des records de vitesse.

Sa réputation ne cessant de croître, Ferdinand Porsche est recruté en 1906 par Austro-Daimler. Il devient directeur général de l'entreprise durant la première guerre mondiale et développe des tracteurs destinés à tirer les canons sur le terrain accidenté des tranchées. En 1923 il travaille chez DMG. Dans les deux sociétés, il continue de dessiner des voitures de courses qui remportent chaque fois des victoires. En 1931 il fonde sa propre société.

Sa rencontre avec Adolf Hitler

Depuis ses exploits dans la compétition automobile, Porsche fascine Hitler, qui souhaite par ailleurs démocratiser l'automobile et en faire un objet de propagande. A l'automne 1933, Ferdinand Porsche répondra à l'appel d'offre du Führer qui exige de la future Volkswagen (voiture du peuple) des critères techniques précis : la voiture devra transporter quatre personnes à 100 Km/h et consommer moins de 8 litres au 100 kilomètres. En ce qui concerne le prix, Hitler aurait dit à Porsche : "A n’importe quel prix, docteur Porsche... A n’importe quel prix en dessous de 1 000 marks !". Ainsi, à partir de 1934 Porsche prépare la voiture du peuple. Il est envoyé aux États-Unis pour étudier les méthodes de travail de Ford et de General Motors. Après la présentation de trois prototypes le 12 octobre 1936, l'ingénieur propose en 1938 la version définitive de son véhicule au Führer, qui la nommera KdF-Wagen (voiture "KdF", d'après l'organisation d'encadrement des loisirs Kraft durch Freude, la "force par la joie"). La KdF-Wagen sera rebaptisée Coccinelle après la guerre. Pour produire le véhicule, Porsche obtient la construction d'une usine à Wolfsburg. Toutefois, durant la guerre seules 1 100 KdF-Wagen seront produites contre 65 000 versions militaires de l'engin, le Kübelwagen.

En parallèle, les voitures de courses qu'il développe pour Auto Union remportent un grand nombre de victoires. La Flèche d'Argent (Silberpfeil) pilotée par Bernd Rosemeyer s'illustrera dans toutes les courses, dont la Vanderbilt Cup aux États-Unis remportée en 1937.

Lorsque la guerre éclate, il dessine des chars dont le Jagdpanzer Elefant, un redoutable blindé chasseur de chars. Il aura moins de succès avec le char d'assaut (Panzerkampfwagen) Maus (souris), un char gigantesque qui restera à l'état de prototype.

L'après-guerre

Après guerre, il continue de travailler pour Volkswagen mais sera arrêté avec son fils Ferry Porsche en décembre 1945 par les autorités françaises pour son appartenance aux forces Allemandes. Il n'aura pas de procès et on lui demandera 500000 Francs de caution et autant pour son fils. Ne pouvant payer qu'une seule caution, c'est son fils qui sera relâché. Ferdinand sera détenu pendant près de deux ans dans une prison à Dijon, dans des conditions difficiles, et pendant ce temps il sera forcé de travailler sur la Renault 4 CV. Ferry Porsche assurera la relève pendant l'incarcération de Ferdinand et il parviendra à réunir la somme demandée en août 1947.

Les nouvelles Porsche 356 et 360 remportent autant de succès lors des prix qu'auprès du public. Ferdinand Porsche continue à dessiner des voitures jusqu'à sa mort en 1951. Ferry Porsche s'occupe alors de la firme automobile Porsche qui commercialise toujours ces fameuses voitures de sport.

21:06 Écrit par Fan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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